14 avril 2012
Le plus vieux parc d’Afrique en danger de mort
En dépit de ses engagements, le gouvernement congolais a délivré, des permis de prospection pétrolière dans le Parc national des Virunga.
En dépit de ses engagements, le gouvernement congolais a délivré, des permis de prospection pétrolière dans le Parc national des Virunga.
Greenpeace et le WWF, qui viennent d’apprendre la nouvelle se disent consternée par une telle mesure et estiment que l'Europe doit de toute urgence intensifier la pression afin que les autorités congolaises fassent respecter la loi et assurent la protection du Parc des Virunga.
Le Parc national des Virunga, jadis Parc Albert, est le plus ancien parc national de la République démocratique du Congo et d'Afrique. Créé en 1925, il est très riche par sa faune et sa flore. Des traces d'okapis y ont par ailleurs été récemment observées2. Le parc est situé dans l'est de la République démocratique du Congo et couvre en partie les montagnes des Virunga, près du Rwanda et de l'Ouganda. Il présente l'une des densités de population les plus élevées d'Afrique, avec plus de 400 hab./km².
S'étendant sur 790 000 ha, le parc des Virunga présente une diversité d'habitats incomparable, allant des marécages et des steppes jusqu'aux neiges éternelles du Rwenzori, à plus de 5 000 m d'altitude, en passant par les plaines de lave et les savanes sur les pentes des volcans. Quelque 20 000 hippopotames fréquentent ses rivières, le gorille de montagne y trouve refuge, et des oiseaux en provenance de Sibérie viennent y passer l'hiver.

Le Parc national des Virunga se distingue par sa chaîne de volcans actifs et la richesse de sa diversité d'habitats qui surpasse celle de tout autre Parc africain, avec sa gamme de steppes, savanes et plaines de lave, marécages, basses terres et ceintures forestières afromontagnardes jusqu'à sa végétation afro-alpine unique et aux champs de glace des monts Rwenzori dont les pics culminent à plus de 5 000 m. Le site inclut les massifs spectaculaires des Rwenzori et des Virunga qui abritent les deux volcans les plus actifs d'Afrique. La grande diversité des habitats a donné lieu à une biodiversité exceptionnelle, notamment des espèces endémiques et des espèces rares et mondialement menacées comme le gorille de montagne.

Le parc est aussi l’aire protégée d’Afrique la plus riche en espèces d’oiseaux. Les touristes sont de plus en plus nombreux à visiter le parc pour avoir la chance d’admirer les gorilles de montagne. Le Parc des Virunga est également crucial pour l'approvisionnement en eau potable. Précisément grâce à sa valeur écologique exceptionnelle, le Parc des Virunga a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979.
Toute exploration ou exploitation extractive dans le parc national des Virunga est interdite au regard de la loi congolaise (loi du 22 aout 1969 sur la conservation de la nature) et des conventions internationales (Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO, RAMSAR).
Pourtant, en juin 2010, le président de la République démocratique du Congo a, par ordonnance, autorisé l'exploration des sols des concessions recouvrant près de 85% de la surface du parc pour déterminer l’étendue des surfaces pétrolifères exploitables, peut on lire dans un communiqué de presse.
La commission du patrimoine mondial de l’UNESCO a exprimé « sa profonde préoccupation à l’égard des projets pétroliers envisagés qui se trouvent en partie sur le territoire du parc ».
Notons aussi qu’en mars 2011, le ministre de l’Environnement congolais a rappelé que toutes les activités de prospection pétrolière étaient interdites dans le Parc National des Virunga et a demandé la suspension de toutes les activités de prospections pétrolières autour du parc national jusqu’à l’annonce des recommandations découlant d’un examen approfondi d’évaluation environnementale stratégique (EES) pour la région concernée. Malgré ces décisions, la société SOCO International a commencé des activités d’exploration dès septembre 2011, peut on lire dans un communiqué de presse.
Un tel retournement de situation pourrait profiter aux compagnies pétrolières qui pourraient délibérément ignorer tant les accords internationaux que les résultats de l’étude d’évaluation environnementale stratégique en faisant le pari d’une politique du fait accompli.
« Aujourd’hui, seul le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a depuis deux semaines clairement exprimé la position de la Belgique. A savoir que l'extraction du pétrole dans les Virunga est en conflit avec la loi congolaise et avec les accords internationaux », expliquent le WWF et Greenpeace dans un communiqué de presse.
En attendant, et face à l’urgence de la situation, la société civile congolaise et internationale est en train de se mobiliser. « Il est indispensable d’alerter l’opinion et les décideurs européens sur les dangers de l’exploration pétrolière dans la zone du parc des Virunga », concluent les organismes.
13 mars 2012
Etats-Unis: Des SDF transformés en bornes Internet ambulantes
Le projet piloté par une agence de communication britannique fait réagir...
Après l'homme sandwich, voici venu le temps de l'homme borne Internet. Une agence de communication britannique a en effet eu l'idée de transformer des sans-abri en bornes Internet. Cette expérimentation a été lancée à l'occasion du festival South by Southwest (SXSW), qui s'est ouvert samedi et se tient jusqu'au 18 mars, à Austin au Texas, dans le sud des États-Unis.
Cette agence, Bartle Bogle Hegarty (BBH), a lancé l'expérience en dotant treize SDF volontaires d'émetteurs de réseau internet (MiFi) de 4ème génération, les habillant de tee-shirts signalant l'initiative. Le passant tenté peut réclamer une connexion d'excellente qualité pour son ordinateur, sa tablette ou son téléphone, qu'il paie via Internet le prix qu'il souhaite. L'ensemble des profits est reversé au SDF.
Initiative de mauvais goût
BBH a expliqué vouloir «moderniser» le concept du SDF vendeur de journaux rédigés par des sans-abri. «Combien de fois voit-on quelqu'un "acheter" un journal, pour finalement le laisser au sans-abri? [...] Pourtant le modèle n'est pas cassé en soi. C'est seulement le produit qui est archaïque», a indiqué l'agence sur son site Internet.
Mais des internautes ont trouvé l'initiative de mauvais goût. «Ce n'est pas en soi une bonne idée d'utiliser des personnes défavorisées, marginalisées dans la société, pour rendre plus pratique l'accès de personnes majoritairement blanches, forcément plus riches, à leurs comptes sur les réseaux sociaux», a réagi sur le blog de BBH un internaute appelé John.
«Vous transformez les SDF en équipement», écrivait Simon, un autre internaute. «C'est un exemple de la façon dont le capitalisme exploite n'importe quelle ressource en vue d'un avantage concurrentiel», déplorait un troisième, David Byrne.
Faire parler de la situation des sans-abri
Le directeur de l'innovation de BBH, Saneel Radia, s'est défendu en se réjouissant que l'initiative ait fait parler de la situation des sans-abri. Il a concédé que l'idée aurait pu aller plus loin, en envoyant les internautes vers un site conçu par les SDF. «Hélas, nous n'avons pas pu nous permettre de créer une page d'accueil personnalisée, parce que la connexion se faisait par un appareil que nous n'avons pas fabriqué», a-t-il dit.
20 février 2012
L'Afrique étouffe sous les déchets électroniques
L'Afrique de l'Ouest doit aujourd'hui faire face à un flux croissant de déchets d'équipements électriques et électroniques issus de la consommation intérieure et provenant également de pays industrialisés. Dans un nouveau rapport, l'ONU s'alarme des conséquences pour l'environnement et les populations et préconise une gestion durable urgente de ces déchets
L'ONU vient de publier un rapport intitulé " DEEE ? Où en sommes-nous en Afrique ? " qui explique ainsi comment l'Afrique de l'Ouest doit faire face à un flux croissant de déchets issus de la consommation intérieure d'équipements électriques et électroniques neufs et usagés. Dans les cinq pays examinés dans le cadre de ce rapport (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Liberia et Nigeria), entre 650 000 et 1 000 000 tonnes de déchets électroniques issus de la consommation intérieure sont produites chaque année.
Mais selon l'ONU, si la consommation intérieure est à l'origine de la majorité (jusqu'à 85%) des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) neufs ou d'occasion produits dans la région, le problème est de surcroît aggravé par un flux constant d'équipements usagés provenant de pays industrialisés, dont d'importants volumes s'avèrent non réutilisables.
Le rapport a examiné les flux d'équipements électriques et électroniques (EEE) et de déchets électroniques entre l'Europe et l'Afrique de l'Ouest. Parmi ses principales conclusions figurent les suivantes :
Au Ghana, en 2009, les enquêteurs ont constaté qu'environ 70 % de toutes les importations d'EEE se composaient d'EEE usagés ; 30 % des équipements d'occasion importés étaient estimés ne pas fonctionner (et être par conséquent des déchets électroniques), soit une production d'environ 40 000 tonnes de déchets électroniques en 2010.
Des enquêtes menées sur le terrain au Bénin et en Côte d'Ivoire ont révélé qu'environ la moitié des EEE usagés importés ne sont en réalité plus en état de marche et ne sont pas réparables, ce qui est considéré comme une importation de déchets électroniques.
L'analyse, réalisée entre mars et juillet 2010, de 176 conteneurs de deux catégories d'équipements électriques et électroniques usagés importés au Nigéria a révélé que plus de 75 % de tous les conteneurs venaient d'Europe, environ 15 % d'Asie, 5 % de ports africains (principalement du Maroc) et 5 % d'Amérique du Nord. On a constaté une distribution semblable au Ghana, où 85 % des importations d'EEE usagés provenaient d'Europe, 4% d'Asie, 8 % d'Amérique du Nord et 3 % d'autres pays.
Le Royaume-Uni est le principal pays exportateur d'EEE neufs et usagés en Afrique, suivi avec de grands écarts par la France et l'Allemagne. Le Nigeria est le principal pays africain importateur d'EEE neufs et usagers, suivi du Ghana.
Les impacts sur l'environnement et les populations
Les équipements électriques et électroniques peuvent contenir des substances dangereuses (par exemple des métaux lourds, tels que le mercure et le plomb, et des perturbateurs endocriniens tels que les retardateurs de flamme bromés).
Des substances dangereuses sont rejetées au cours de diverses opérations de démontage et d'élimination, les rejets étant particulièrement considérables lors du brûlage de câbles pour en extraire le cuivre et de plastiques pour réduire les volumes de déchets. Le brûlage de câbles en plein air est une source majeure d'émissions de dioxine, un polluant organique persistant, transporté sur de longues distances dans l'environnement, et qui se bioaccumule dans les organismes en remontant la chaîne alimentaire globale.
Le rapport de l'ONU montre que l'exposition aux substances dangereuses aux sites de démontage et dans les alentours pose de multiples risques pour la santé et la sécurité des personnes qui ramassent et recyclent les déchets ainsi que pour celles de la population voisine.
L'activité du ramassage et de la remise en état de ces déchets permet à de nombreux africains de pouvoir vivre. Ainsi, elle assure un revenu à plus de 30 000 personnes à Accra (Ghana) et à Lagos (Nigeria). Et parmi ces travailleurs, on compte de nombreux enfants... Les enquêteurs de l'ONU ont en effet constaté que l'emploi d'enfants est courant dans les entreprises de récupération de ferraille d'Afrique de l'Ouest. Les activités de ramassage et de démontage sont en effet effectuées par des enfants âgés d'environ 12 ans, mais des enfants de cinq ans seulement sont parfois recrutés pour des travaux légers, y compris le démontage de petites pièces et le tri de des matériaux. L'exposition aux substances dangeureuses représente une menace sérieuse poure la santé de ces enfants.
Une gestion durable pour protéger l'environnement, la santé, et créer des opportunités économiques
Avec ce rapport, l'ONU montre qu'il est aujourd'hui nécessaire de mettre en place des mesures telles que l'amélioration des stratégies de ramassage et la mise en place de structures plus officielles de recyclage, qui pourraient permettre de limiter les dommages causés à l'environnement et aux populations et même offrir des opportunités économiques. Les équipements électriques et électroniques renferment notamment des matières de valeur stratégique, telles que l'indium et le palladium, ainsi que des métaux précieux, tels que l'or, le cuivre et l'argent. Ceux-ci peuvent être récupérés et recyclés, devenant ainsi une source précieuse de matières premières secondaires et permettant, d'une part, de réduire la pression sur les ressources naturelles rares et, d'autre part, de minimiser l'empreinte écologique globale.
" La gestion efficace des quantités croissantes de déchets électroniques produites en Afrique et dans d'autres pays du monde constitue une part importante de la transition vers une économie verte à faible intensité de carbone et efficace dans l'utilisation des ressources ", a ainsi déclaré le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et Sous-secrétaire général de l'ONU, Achim Steiner, à l'occasion de la publication de ce rapport. " Il est possible de développer les économies africaines, de créer des emplois décents et de protéger l'environnement en assurant une gestion durable des déchets électroniques et en récupérant les métaux précieux et autres ressources renfermés dans les produits qui finissent comme déchets électroniques " a-t-il précisé.
" Les solutions durables en matière de gestion des déchets électroniques en Afrique exigent la prise de mesures portant sur le contrôle des importations et exportations, sur le ramassage et le recyclage, ainsi que sur l'élaboration de politiques et de lois qui incorporent la responsabilité élargie des producteurs, reconnaissent le rôle important du secteur informel, renforcent la sensibilisation et l'éducation, et veillent à la surveillance du respect des dispositions et à leur mise en application. On devra assurer la mise en oeuvre de mesures adéquates de santé et de sécurité pour ceux qui interviennent dans le recyclage, ainsi que des pratiques écologiquement rationnelles ", a encore déclaré le Professeur Oladele Osibanjo, Directeur du Centre de coordination régional de la Convention de Bâle pour l'Afrique et co-auteur du rapport.
" Les déchets électroniques représentent le flux de déchets qui connaît la plus forte croissance dans le monde entier et un flux d'importance capitale au titre de la Convention de Bâle. La gestion correcte des équipements électriques et électroniques présente pour de nombreux pays un sérieux défi en matière de santé et d'environnement, et pourtant elle offre aussi des possibilités potentiellement importantes de créer des éco-entreprises et des emplois verts ", a encore expliqué Jim Willis, Secrétaire exécutif de la Conventions de Bâle, qui comprend le "Programme Déchets électroniques en Afrique" qui a pour objet d'améliorer la gouvernance environnementale des déchets électroniques et de créer des conditions sociales et économiques favorables aux partenariats et aux petites entreprises du secteur africain du recyclage.
H de M
04 février 2012
20 000 lieues sous les mers : Un crustacé géant à 7 km de profondeur
Un crustacé long de 28 cm a été découvert à 7 km sous la surface de l’océan, au large de la Nouvelle-Zélande, par des chercheurs de l’université d’Aberdeen (Écosse) et du National Institute of Water and Atmospheric Research (NIWA) néo-zélandais. Une découverte exceptionnelle : les amphipodes, ordre auquel appartient cet animal ressemblant à une grosse crevette sans carapace et décolorée, mesurent en général environ 1 cm. Ceux vivant dans les abysses atteignent 2 à 3 cm.
Jusqu’à présent, le record appartenait à un amphipode découvert en Antarctique et mesurant 10 cm. Soit près de trois fois moins que celui prélevé dans les profondeurs de l’océan Indien, dans la fosse de Kermadec. Celle-ci est l’un des plus profondes fosses du monde, plongeant à 10050 m sous la surface. Un autre spécimen, de 34 cm, a également été filmé.
L’équipe a envoyé dans les abysses, entre 6900 m et 9900 m de profondeur, une caméra spécialement conçue pour cette expédition et doublée d’une petite cage. Les scientifiques espéraient trouver des limaces de mer qu’ils avaient déjà photographiées mais dont aucun individu n’a pu être pêché depuis plus d’un demi-siècle.
“Quand le piège a été remonté sur le pont du bateau, nous étions fous de joie en apercevant la limace de mer que nous recherchions depuis des années, explique Alan Jamieson, chef de l’expédition (ci-contre). Mais, quelques secondes plus tard, j’ai eu un coup d’arrêt et je me suis dit : ‘Nom d’un chien ! Qu’est-ce que c’est que ça ?’, au moment où j’ai entraperçu un bout d’amphipode bien plus grand que tout ce que je croyais possible. C’était comme si j’avais découvert des cafards gros comme le pied.”
Outre le record de grandeur, cette découverte établit un record de profondeur en matière d’amphipodes. “Cela prouve que plus vous cherchez, plus vous trouvez, souligne Ashley Rowden, du NIWA. Qu’un animal aussi gros et visible nous ait échappé aussi longtemps montre à quel point nous en savons peu à propos du monde unique que constituent les habitats profonds de la Nouvelle-Zélande.”
Fabien Maréchal
Sources : université d’Aberdeen, NIWA, Discovery News
11 janvier 2012
Les peuples indigènes sont les premiers experts en changement climatique
Survival International recommande que le savoir traditionnel et l’expérience que les peuples indigènes ont accumulés sur l’environnement soient pris en compte dans les décisions globales qui vont être prises sur le changement climatique.
L’empreinte écologique des peuples indigènes, de l’Amazonie à l’Arctique, des déserts australiens aux savanes africaines, est la plus faible qui soit au monde. Ils pratiquent des modes de vie durables depuis des milliers d’années. Mais ils sont également les plus vulnérables au changement climatique et les premières victimes des mesures ‘vertes’ de rechange telles que les agrocarburants, les barrages hydroélectriques ou encore les projets de conservation.
La plupart des peuples indigènes ont développé une connaissance intime de leur environnement et observent avec inquiétude le changement de leurs écosystèmes.
Les chasseurs inuit du nord-ouest du Canada s’inquiètent de l’amincissement de la couche de glace, du raccourcissement des hivers, du réchauffement des étés, de l’altération du permafrost et de la hausse du niveau de la mer.
Les Innu du Nord-Est du Canada rapportent avoir observé au Nord du Labrador des oiseaux comme le geai bleu qui ne se rencontrent habituellement qu’au Sud du Canada ou aux Etats-Unis; ils constatent qu’il y a moins de neige durant les mois les plus froids et moins de moustiques en été.
Les éleveurs de rennes nenets de Sibérie disent que la fonte des rivières glacées arrive plus tôt dans la saison, ce qui, au printemps, retarde la migration saisonnière de leurs rennes qui sont contraints de nager pour traverser les rivières autrefois encore glacées. Ils ont également observé la réduction des moustiques.
Les éleveurs tsaatan de Mongolie se plaignent qu’il n’y a plus assez de lichen et de mousse pour nourrir leurs rennes.
Les Yanomami d’Amazonie brésilienne ont constaté un dérèglement des précipitations. Ils appellent l’opinion publique mondiale à reconnaître non seulement le rôle vital de l’Amazone dans la régulation du climat de la planète mais aussi celui de la déforestation sur le changement climatique.
‘Le changement climatique a débuté dans nos pays’, déplore Davi Kopenawa, porte-parole et chamane yanomami. ‘Les pays riches ont incendié et détruit d’immenses parties de la forêt amazonienne. Si vous abattez les gros arbres et incendiez la forêt, la planète s’asséchera. Le monde doit écouter les cris de la Terre qui appelle à l’aide’.
Sheila Watt-Cloutier, militante inuit a déclaré : ‘Des chasseurs sont tombés à travers une mince couche de glace et ont perdu la vie dans des endroits que nous avons longtemps considérés comme sûrs. L’Arctique est le baromètre santé de la planète. Si vous voulez savoir comment elle se porte, venez en Arctique lui prendre son pouls ’.
‘On ne peut plus se fier aux compétences traditionnelles de lecture du climat, déplore Veikko Magga, un éleveur de rennes saami. ‘Jadis, nous pouvions prévoir le temps qu’il allait faire. Tous ces signes et compétences n’ont plus aucune efficacité de nos jours.’
‘Les peuples indigènes sont les meilleurs experts au monde’ a déclaré Stephen Corry, directeur de Survival International, ’C’est indiscutable : chez ceux qui ont eu la chance de pouvoir rester sur leur propre terre, les taux de couverture forestière et inversement de perte de biodiversité sont bien plus élevés que dans toutes sortes de zones protégées. Et sans leur savoir écologique traditionnel, de nombreux médicaments n’auraient sans doute pas vu le jour.
‘Il devient urgent pour nous tous que leurs savoirs et leur manière d’appréhender le monde soient reconnus. Les peuples indigènes devraient jouer un plus grand rôle dans le processus de décisions des politiques de lutte contre le changement climatique et leur droit à la possession de leurs terres devrait être universellement reconnu.’
21 novembre 2011
Un séisme de magnitude 5,9 secoue le Myanmar
RANGOON, 21 novembre (Xinhua) -- Un séisme d'une magnitude de 5,9 degrés sur l'échelle ouverte de Richter a secoué le Myanmar lundi à 09h43, heure locale (03h43 GMT), a indiqué l'Institut américain de géophysique (USGS).
L'épicentre a initialement été localisé à 24,9466 degrés de latitude nord pour 95,2263 degrés de longitude est, à une profondeur de 121 km.
17 novembre 2011
Découverte de fragments du continent géant Gondwana au fond de l'océan

SYDNEY - Des scientifiques australiens explorant des endroits jusqu'ici inconnus de l'océan Indien ont annoncé jeudi avoir découvert des fragments de Gondwana, un supercontinent qui rassemblait il y a des millions d'années les terres situées aujourd'hui dans l'hémisphère sud.
Deux "îles" immergées ont été repérées au fond de l'océan, dans les eaux internationales, à 1.600 km à l'ouest de l'Australie, lors d'un voyage de reconnaissance en octobre.
Les rochers contiennent des fossiles de créatures habituées des eaux peu profondes, ce qui signifie que ces rocs se trouvaient, à une époque, au niveau de la mer ou au-dessus, a déclaré Jo Whittaker, géophysicienne à l'université de Sydney, une des chercheuses de l'équipe.
Ils ne peuvent pas avoir été créés par une activité volcanique sous-marine, a-t-elle ajouté.
Cette découverte va peut-être permettre de mieux comprendre comment Gondwana s'est rompue, donnant naissance à l'Australie, l'Antarctique et l'Inde, il y a entre 80 et 130 millions d'années, a précisé la scientifique.
Elle souhaite notamment se pencher sur la dérive de l'Inde d'abord vers le nord-ouest, puis vers le nord, où sa côte nord-est, autrefois rattachée à l'Australie, heurta l'Eurasie, donnant ainsi naissance à l'Himalaya.
"Nous savons à peu près où ces continents se trouvaient mais pas avec précision. L'océan Indien oriental est une des parties du monde océanique les moins explorées en terme de tectonique", a déclaré Mme Whittaker à l'AFP.
Des échantillons de grès et de granit ont été prélevés sur la falaise d'une des "îles", à 2.000 mètres de profondeur sous la mer. Ils doivent être datés mais les scientifiques estiment qu'ils pourraient remonter à un milliard d'années.
Ces rochers seront ensuite comparés à des échantillons de la côte ouest de l'Australie, afin de déterminer l'endroit où le continent s'est brisé. On ne peut pas en revanche comparer avec des rochers de l'Inde, car l'endroit de la fracture "a été écrasé lors de la formation de l'Himalaya", a expliqué la chercheuse.
La découverte des scientifiques est "très significative", selon la géophysicienne. "Ce n'est pas tous les jours qu'on découvre deux gros fragments continentaux au fond de l'océan", a-t-elle dit. "Accompagné d'autres données, cela peut changer ce que nous savons de cette partie du monde et le calendrier" de sa formation.
20 minutes.fr
09 novembre 2011
Radars : 135 euros l'orange
Les amendes sur radars ont rapporté plus que prévu à l’Etat en 2011: 520 millions d’euros, contre 435 millions d’euros attendus par Bercy. Une cagnotte inattendue de 85 millions d’euros, due avant tout à la prolifération des radars aux feux rouges. C’est ce que note ce mercredi le quotidien Les Echos, après la publication d’un rapport du député UMP Hervé Mariton.
Lancé il y a deux ans, ce nouveau type de radar s’est développé en France à vitesse à grand V: il y en avait 120 à la fin 2009, il y en a désormais 680. Leur nombre devrait se stabiliser l’an prochain, 720 radars aux feux rouges sont prévus fin 2012. Mathématiquement, les revenus générés par ces radars ne devraient donc plus beaucoup augmenter.
Une amende de 135 euros
Avec le développement rapide des radars sur route depuis 2003, les automobilistes ont modifié leur comportement, et ils roulent moins vite qu’avant (90km/h en 2000, 79km/h en 2011). Peu habitués aux radars aux feux rouges, ils ont donc encore trop tendance à accélérer au feu orange.
Le montant d’une amende au feu rouge est de 135 euros et peut éventuellement être assorti d’un retrait de quatre points sur le permis.
Turquie : un séisme de magnitude 5,7 frappe l'est du pays
Les premiers secours tentent de dégager des habitants piégés
sous les décombres, à Tabanli près de Van, en Turquie, le 23 octobre 2011.
Un séisme de magnitude 5,7 s'est produit mercredi soir dans l'est de la Turquie (à près de 1 000 km à l'est d'Ankara), provoquant l'effondrement de plusieurs immeubles dont un hôtel de six étages.
Le séisme a eu lieu à 20h23(heure française) et son épicentre était localisé dans le district d'Edremit à 4,8 kilomètres de profondeur, a indiqué la chaîne turque NTV.
Ce district est situé à environ 15 kilomètres de la province de Van, frappée le 23 octobre par un séisme de magnitude 7,4 qui a fait plus de 600 morts.
Selon NTV, un hôtel de six étages situé dans la ville de Van et habité principalement par des journalistes et des équipes du Croissant Rouge turc s'est effondré après le séisme de mercredi, et des équipes de secours et des ambulances se rendaient sur place. D'après la chaîne publique TRT citée par l'agence Reuters, au moins trente-cinq personnes seraient prises au piège.
«Il est trop tôt pour savoir s'il s'agit d'une réplique (du tremblement de terre du 23 octobre) ou d'un (nouveau) séisme», a déclaré à NTV le professeur Mustafa Erdik, directeur de l'Observatoire Kandili de géophysique à Istanbul.
30 septembre 2011
Inde : gagner un téléviseur en se faisant stériliser
La loterie mise en place dans le district de Jhunjhunu au Rajasthan afin de promouvoir la stérilisation, a été dotée de nombreux prix...
Une campagne sanitaire bien particulière. C’est le dernier jour ce vendredi pour participer à la loterie organisée par les autorités sanitaires du district de Jhunjhunu, au Rajasthan, dans le nord de l’Inde. Cette loterie a été lancée en juillet pour tenter d'encourager la stérilisation volontaire. Objectif avoué des autorités sanitaires du district de Jhunjhunu: «Encourager la stérilisation».
Motos, téléviseurs couleur, robots ménagers et une Nano
Dans les faits, tous ceux qui se sont fait stériliser jusqu’à ce vendredi participeront à la loterie. Cette dernière a été dotée de nombreux prix: 5 motos, 5 téléviseurs couleur et 7 robots ménagers. Le premier prix étant une voiture Tata Nano d’une valeur de 3.000 euros. Ces lots viennent s’ajouter au dédomagement proposé aux candidats à la stérilisation, soit 1.100 roupies (18 auros) pour les hommes et 600 (10 euros) pour les femmes.
Le recensement provisoire effectué en 2011 dans le district indique que la population y a augmenté de 11,8% en 10 ans.
20 minutes.fr












